Le 9 février dernier, dans son magasin d’Amsterdam, Ikea a permis à 250 particuliers de procéder à du troc de meubles, qu’ils soient de marque Ikea ou pas. Cette action s’intègre dans une campagne de communication invitant les consommateurs à laisser le design entrer dans leur vie.
L’agence de design londonienne Moving Brands vient de lancer Weare, la première marque de vêtements co-créés sur le web. En clair, plusieurs participants, en proposant différents motifs sur une interface 2.0, ont permis de créer une écharpe qui reprend, mis bout à bout, les idées, les humeurs et les délires des internautes.
Jacques Domergue, candidat à la mairie de Montpellier, propose dans son programme la gratuité des tranports en commun, une mesure qui coûterait 15 à 20 millions d’euros.
Et si on faisait appel à la publicité pour financer une partie de cette facture ?
A Montpellier ou ailleurs. Des pistes en vrac :
Permettre la distribution des journaux gratuits dans les bus, rames de métro… moyennant finance.
Sur le même principe, permettre l’échantillonnage à bord (marques alimentaires ou cosmétiques, tout le monde y trouvrait son compte).
Faire des démonstrations de produits (comme pouvoir s’essayer au dernier jeu Nintendo DS)
Afficher au sein des rames et des bus (classique mais c’est toujours une surface intéressante à prendre)
Diffuser des films publicitaires
Habiller l’intérieur comme l’exterieur des véhicules aux couleurs d’une opération marketing
Réaliser des enquêtes voire des tests de consommation
Dédier des véhicules à des opérations de type rencontres amoureuses (Meetic), démonstrations produits (façon tupperware)
…
L’intérêt pour un annonceur est de bénéficier d’une audience relativement captive et de pouvoir cibler en fonction des jours et des horaires.
Pour l’usager, c’est une offre de divertissement ou d’information qui peut etre bienvenue. A condition que les annonceurs et les agences fassent preuve de créativité.
Cette video est incroyable. J’aurais adoré être à New York ce jour là et être parmi les chanceuses victimes de cette performance. Etre arrêtée en pleine course, être surprise, flipper peut-être aussi. Un moment intense en tout cas à en juger par la réaction des passants.
Improv Everywhere provoque des scènes de chaos et de joie dans des espaces publics. L’association new yorkaise a été créée en 2001 par Charlie Todd et a déjà plus de 70 missions à son actif. Tout est sur leur site.
Une démarche intéressante en tout cas pour une marque ou une cause afin de faire parler de soi. Bien ménée comme c’est le cas ici, elle possède un indéniable potentiel de buzz : elle peut être relayée par les sites de partage de contenu comme par les médias classiques. Parce qu’elle crée une rupture dans le “parcours” quotidien du citoyen ou du consommateur, parce qu’elle déclenche une émotion, elle impacte, elle laisse une trace. N’est-ce pas ce que recherchent désespérément les marques pour émerger du flot de messages commerciaux qui assaille quotidiennement tout individu ?
Merci à Ricardo, qui m'a fait découvrir cette vidéo.
Benoît Héry, président de Draft FCB, a publié un excellent article dans la Tribune.fr ce mardi 12 février. Il y donne entre autre chose son point de vue sur la mesure de la performance publicitaire, qu’il faut cesser de considérer d’un point de vue purement quantitatif. Il est grand temps de moderniser nos outils de mesure pour intégrer des données plus qualitatives. Un avis que je partage à 100%.