La premiumisation de la bière
Comment faire consommer plus de bières quand les campagnes de prévention contre l’alcool et le nutritionnellement correct se multiplient et nous empêchent de nous ennivrer en paix ?
La question se pose depuis plusieurs années déjà et différentes stratégies ont été abordées.
Il y a quelques années, les brasseurs ont ainsi tenté de brouiller les frontières avec les sodas pour recruter les jeunes : grand succès alors pour les ready to drink comme Smirnoff Ice, Boomerang et consors.
Plus récemment, de gros intervenants du marché comme Leffe et Heineken ont tenté d’installer la bière au moment des repas, histoire de chiper des parts de marché au vin. Rude tâche pour ce qui est du marché français, vous en conviendrez.
Dernière stratégie en date : travailler la bière comme un champagne. La poser dans un univers de luxe et d’exclusivité.
Carlsberg vient ainsi de lancer une bière grand cru à 270 euros la bouteille. Baptisée Jacobsen Vintage No.1 2008, l’édition ne compte que 600 bouteilles fabriquées dans des caves datant de 1847. Une lithographie originale relatant des épisodes de la mythologie nordique, oeuvre de l’artiste danois Frans Kannik, orne la bouteille.
Une tendance à la premiumisation que l’on observe sur un bon nombre de marchés et que supportent la cohorte de nouveaux consommateurs fortunés de Chine ou de Russie mais aussi l’internationale Bling Bling, des Etats-Unis, de France et d’ailleurs.
Karine Jamroszczyk
Tags: Bière, Carlsberg, Jacobsen Vintage No.1 2008, marché, premiumisation, stratégie, tendance